TUP - Théorie de l'utilisation progressiste

Une philosophie socio-économique pour une société humaine progressiste

La Théorie de l’utilisation progressiste (en anglais : Progressive Utilisation Theory, PROUT), développée par P.R. Sarkar, est une philosophie socio-économique universelle basée sur une vision du monde spirituelle et humaniste qui synthétise les aspects physiques, mentaux et spirituels de la nature humaine. Son but est de former les principes pour l’évolution globale d’une société véritablement progressiste. Ci-dessous sont présentés quelques principes de base de la TUP.


Synthèse politico-spirituelle

Afin de conduire la société vers un progrès social durable, il est nécessaire d’y amener un changement spirituel. Pour établir une société sans exploitation, des personnes possédant une attitude résolument humaniste et spirituelle sont indispensables. La pratique spirituelle doit aller de pair avec une réforme sociale.


Universalisme

La société humaine est une et indivisible. Les distinctions discriminatoires basées sur le sexe, la race, la classe sociale, l’âge, la nationalité, la religion, le style de vie etc. séparent artificiellement les gens. De telles divisions de la famille humaine ne servent que ceux qui oppriment et exploitent. Pour créer une société forte et unie, l’humanité doit rejeter tout préjugé.


Capitalisme

Le capitalisme est un système économique qui aboutit à une accumulation excessive de la richesse privée et au contrôle centralisé des moyens de production et de distribution. L’obsession du capitalisme pour le profit privé va à l’encontre du bien-être humain. En ne prenant en compte ni la santé ni le bien-être des gens, en exploitant le travail des ouvriers, en déshumanisant la psyché humaine, en élargissant de plus en plus le fossé entre les riches et les pauvres, en polluant et en pillant de manière toujours plus agressive la biosphère, le capitalisme s’est montré incapable de fournir les nécessités vitales de base à la société toute entière.


Socialisme d’état

L’idéologie matérialiste sur laquelle est basé le socialisme d’état étouffe et réprime les aspirations artistiques, intellectuelles et spirituelles des gens. Puisque le contrôle de la production et de la distribution est imposé par l’état, les besoins réels du peuple ne sont pas pris en compte. Les travailleurs ne peuvent pas participer aux décisions de gestion qui affectent leur travail. Le socialisme d’état n’est pas seulement oppressif dans le domaine économique, il ne peut non plus satisfaire les aspects les plus subtils de la vie humaine.


Distribution et usage des richesses

Il devrait y avoir utilisation maximale et distribution équitable des richesses mondiales pour promouvoir la croissance physique, mentale et spirituelle de toute l’humanité. Les ressources de l’univers sont l’héritage commun de tous les êtres humains. Le juste usage des richesses, plutôt que la production pour le profit, devrait être le principe qui dirige l’économie.


Décentralisation économique

Dans un système économique décentralisé, la coopérative possédée et gérée par les travailleurs est l’unité économique principale. Les coopératives sont propices à la participation des travailleurs aux prises de décisions et offrent les moyens de production et de distribution de biens et de services les plus efficaces. Dans le système préconisé par la TUP, les industries-clefs sont dirigées par le gouvernement local ou par des conseils d’administration autonomes. Les entreprises trop petites pour être organisées en coopérative sont possédées et gérées par des entrepreneurs privés.


Nécessités de base

Les nécessités de base de la vie doivent être garanties à tous, en assurant à la fois une capacité d’achat convenable et la disponibilité des biens et des services. Pour assurer la disponibilité de la nourriture, des vêtements, des médicaments, des matériaux de construction et de l’énergie, il est nécessaire d’évoluer progressivement vers une autosuffisance régionale. Le degré des garanties minimales progressera ainsi avec l’accroissement des capacités de production de l’économie.


Liberté

Les individus doivent être entièrement libres de développer et d’exprimer leurs idées et leur potentiel créatif. Cependant la liberté ne devrait pas s’étendre à l’accumulation illimitée de biens matériels. Des limites doivent être fixées pour l’accumulation des richesses matérielles, car l’accumulation excessive par un petit nombre a pour résultat de priver les autres.


Diversité

La diversité est une tendance inhérente à la nature. Pour l’établissement de la justice sociale et d’un ordre social sain, la diversité doit être acceptée et encouragée. Les individus doivent avoir la possibilité de donner leur contribution unique à la société. Ceci pourra ce faire en adoptant une approche subjective suivit d’un ajustement objectif.


Individu et collectivité

Les intérêts individuels et collectifs sont intimement liés : le bien-être individuel dépend de la collectivité et le bien public dépend des individus. Par un équilibre convenable des intérêts individuels et collectifs, le potentiel humain peut être utilisé au maximum. Les institutions sociales doivent faciliter la croissance des individus dans tous les domaines, et les capacités individuelles doivent d’abord être mises au service du bien-être collectif.


Gouvernement bienfaisant

En pratique, le système démocratique de gouvernement est souvent un échec. Il est aisément subverti pour servir les intérêts de ceux qui sont déjà riches et puissants. La solution réside dans une participation de qualité dans le processus démocratique. La viabilité de la démocratie repose sur un électorat a la fois éduqué, conscient socio-politico-économiquement et intègre moralement. Les leaders d’un gouvernement sain doivent avoir des principes moraux et être pleinement dévoués au service de la société.


Science et technologie

Les connaissances scientifiques et la technologie sont des atouts potentiels pour l’humanité. Par leur bon usage, du temps est libéré pour la poursuite d’activités plus élevées et créatives. Le développement et l’utilisation des connaissances scientifiques doivent cependant être placés sous le contrôle de personnes moralement et spirituellement développées. Sinon, les profiteurs et ceux qui ont soif de pouvoir pourront abuser des accomplissements.


Progrès

Le progrès véritable est le mouvement vers l’accomplissement spirituel intérieur. Les gains matériels ou intellectuels ne constituent pas nécessairement un progrès, car les effets négatifs contrebalancent les bons. Il y a changement continu dans les domaines matériel et intellectuel. Pour cette raison l’attitude progressiste de la société ne peut être maintenue que par des ajustements continus dans l’usage des ressources physiques et des potentialités métaphysiques et spirituelles, selon des conditions objectives et subjectives toujours fluctuantes. Les développements dans les domaines matériel et intellectuel devraient encourager le progrès spirituel des individus.

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